Choisir un arboriste : 7 vérifications avant de signer
Couper un arbre est un travail dangereux, et une erreur coûte cher : un toit, une clôture, ou une amende de la ville. Sept vérifications séparent une entreprise sérieuse d’un numéro de téléphone trouvé sur une annonce. Arboriste, arboriculteur, élagueur ou émondeur : on utilise ces mots pour le même métier, et aucun ne vous dit à lui seul qui est compétent.
1. Ses employés ont-ils le certificat de qualification?
Le certificat en arboriculture est obligatoire pour toute personne qui fait des travaux d’arboriculture pour un employeur, selon Québec.ca, et l’obligation s’applique depuis le 8 juin 2026, selon l’APSAM. Il vise notamment l’élagage hors forêt, la taille d’arbres, l’abattage hors forêt d’arbres prédéterminés et le haubanage. Il est valide quatre ans, et l’apprenti doit avoir une carte valide. Demandez à le voir.
2. A-t-il une assurance responsabilité?
La SIAQ conseille d’exiger une preuve d’assurance et d’en vérifier la validité auprès de l’assureur. Elle doit couvrir les blessures et les dommages à la propriété.
3. Y a-t-il un arboriculteur certifié de l’ISA?
La certification de l’International Society of Arboriculture n’est pas obligatoire, mais elle est reconnue dans le métier, et la SIAQ conseille de vérifier si l’arboriculteur en a une. Nos fiches indiquent les certifiés que la SIAQ affiche pour chaque entreprise.
4. Est-il membre d’une organisation professionnelle?
Selon la SIAQ, l’adhésion à une organisation professionnelle est un signe de formation continue. Le répertoire de la SIAQ permet de chercher par région et par service. Il ne contient que les professionnels disponibles pour des travaux, et certains certifiés ont choisi de ne pas y figurer.
5. Vous remet-il une soumission écrite?
La SIAQ conseille de demander une soumission écrite, et précise que les arboriculteurs les plus fiables signent un contrat. Faites-y préciser la souche, le ramassage du bois, le permis et le délai. Voir les prix publiés.
6. S’occupe-t-il du permis?
Dans la plupart des villes, l’abattage demande une autorisation. Elle reste votre responsabilité de propriétaire, même si l’entreprise peut souvent la préparer. Voir les règles de 13 villes.
7. Propose-t-il une pratique à refuser?
La SIAQ range ces pratiques parmi celles qui enfreignent les normes de la profession :
- L’étêtage, qui consiste à couper la tête de l’arbre. À Repentigny, il est même traité comme un abattage.
- Les grimpettes sur un arbre à conserver. Ces crampons blessent l’arbre, et ne sont acceptables que sur un arbre qui sera abattu.
Méfiez-vous aussi du porte-à-porte et des travaux au rabais, comme le conseille la SIAQ, surtout après une tempête.
Et si l’arbre est près des fils?
À moins de 3 m d’un fil moyenne tension, vous êtes obligé d’engager un arboriculteur autorisé par Hydro-Québec, selon la société d’État. La liste est dans le répertoire de la SIAQ, avec le filtre des travaux près du réseau électrique. Voir notre guide sur les fils électriques.